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victor dosne

Revenu : le nerf de la guerre 💾

đŸ‘šâ€đŸ’» Growth4 min de lecture
Revenu : le nerf de la guerre 💾

Revenu, la derniĂšre Ă©tape du framework AARRR : celle oĂč l'entreprise encaisse enfin le travail des quatre Ă©tapes d'avant.

Growth hacking revenu

La derniĂšre Ă©tape du framework « AARRR », c’est le revenu. Elle est essentielle pour l’entreprise, car c’est Ă  ce moment-lĂ  qu’elle tire profit de toutes les prĂ©cĂ©dentes Ă©tapes mises en place par le growth hacker. Il faut en effet garder Ă  l’esprit que tout le travail du growth hacker existe tout d’abord pour le bien-ĂȘtre financier de l’entreprise, pour son chiffre d’affaire et sa rĂ©ussite.

Le revenu prend gĂ©nĂ©ralement du temps Ă  arriver pour toute startup, car elle doit trouver une stabilitĂ© de longue durĂ©e pour garantir un profit Ă  long terme. Les coĂ»ts initiaux Ă©tant relativement importants, l’entreprise se doit d’instaurer une routine de gains par la suite. Facebook a par exemple mis plusieurs longues annĂ©es avant de tirer rĂ©ellement un profit financier. Or, il faut savoir que l’intĂ©rĂȘt de toute page Facebook est directement liĂ© au revenu : plus le nombre de fans d’une page grandit, plus le revenu de l’entreprise croĂźt.

Il y a diffĂ©rentes mĂ©thodes pour analyser le revenu. Le plus intĂ©ressant est de le corrĂ©ler au reste du framework, en attribuant une valeur Ă  chaque Ă©tape grĂące aux taux de conversion qu’elle induit.

#1 La monétisation

La monĂ©tisation est un aspect sensible mais incontournable. Afin de proposer un produit Ă  un tarif Ă©quilibrĂ© (c’est-Ă -dire qui est cohĂ©rent avec une offre), il est important de comprendre les rouages psychologiques qui interviennent lors d’un achat. Vous savez probablement que proposer quelque chose Ă  9.99€ au lieu de 10€ rendra le produit plus attractif aux yeux du client. Mais un certain nombre d’autres techniques sont indispensables si l’on souhaite ĂȘtre capable de trouver le juste prix.

Dans un premier temps, il ne faut pas nĂ©gliger la relativitĂ© des tarifs. Lorsque l’on propose une formule d’abonnement par exemple, la perception que le client aura du prix affichĂ© dĂ©pendra des autres tarifs qu’il aura sous les yeux.

De plus, gardons Ă  l’esprit que le “mieux” est parfois l’ennemi du “bien”. On pense peut-ĂȘtre bien faire en baissant significativement le prix d’un des produits. Ce que nous n’envisageons pas, c’est que les clients qui ont payĂ© le plein tarif peuvent se sentir lĂ©sĂ©s et dĂ©cider de ne plus acheter les yeux fermĂ©s chez nous en attendant une hypothĂ©tique nouvelle baisse des prix. Nous perdons la loyautĂ© des clients et d’une base initialement solide devient friable.

C’est pourquoi toute dĂ©cision d’ajustement des prix doit ĂȘtre mĂ»rement rĂ©flĂ©chie et appuyĂ©e par des Ă©tudes poussĂ©es provenant des analyses des donnĂ©es clients.

En outre, sur le web particuliĂšrement, il peut ĂȘtre plus Ă  votre avantage de proposer un service ou un produit gratuitement plutĂŽt que d’en demander une faible somme d’argent. Sur le web plus que nulle part ailleurs, le consommateur est sensible Ă  la diffĂ©rence entre gratuit et payant (mĂȘme s’il ne s’agit que de quelques dizaines de centimes) et vous tirerez probablement plus d’argent des revenus publicitaires inhĂ©rents au modĂšle gratuit que vous n’en auriez tirĂ© d’une vente directe au client.

#2 Le principe de réciprocité

Un autre point important est le principe de rĂ©ciprocitĂ©. Lorsqu’on vous offre quelque chose gratuitement, vous ĂȘtes plus susceptible de vous laisser tenter par un achat parce que vous vous sentez redevable. De plus, prenez en considĂ©ration le principe de congruence. Une fois que nous avons fait quelque chose, nos prochaines actions vont probablement suivre la mĂȘme tendance. C’est une technique connue des vendeurs automobiles oĂč l’on vous fait remplir des papiers “sans obligation d’achat” parce que cela enclenche (inconsciemment) la dĂ©marche d’achat de votre cĂŽtĂ©.

Enfin, ne sous estimez pas le poids des mƓurs et des normes en sociĂ©tĂ©. Un client se laissera probablement tenter par votre produit s’il pourra tirer un quelconque bĂ©nĂ©fice social de sa possession.

Pour conclure cette partie concernant le framework « AARRR », il faut savoir que les Ă©tapes ne sont pas forcĂ©ment utilisĂ©es dans l’ordre prĂ©sentĂ© ci-dessus. Au contraire, il est serait plus logique pour les entreprises de l’appeler framework « RARAR ». En effet, les startups favorisent tout d’abord l’étape de la rĂ©tention, afin d’ĂȘtre certaines d’avoir des clients fidĂšles et de long terme. Commencer par la rĂ©tention permet en effet Ă  l’entreprise de partir sur de bonnes bases solides et d’éviter que les clients finissent par se lasser. Ainsi, la startup pourra mieux mettre en place l’activation et la recommandation qui va s’en suivre, afin de terminer par l’acquisition et l’éventuel revenu.

Tu veux en savoir + sur le growth hacking ? Je partage quelques hacks sympas, des exemples inspirants et il m’arrive d’écrire des articles de fond sur le sujet

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